Définition

Les milieux humides occupent une place importante dans le paysage québécois, soit environ 10 % de l’ensemble du territoire. Ils constituent des écosystèmes possédant une forte dynamique écologique liée à la présence de l’eau. Ils sont caractérisés par des sols hydromorphes (saturés d’eau de manière temporaire ou permanente) et/ou une végétation dominée par des espèces hygrophiles (qui vivent dans des habitats humides ou aquatiques), tels que les étangs, les marais, les marécages et les tourbières. Ces milieux abritent une biodiversité singulière et remplissent de nombreuses fonctions écologiques bénéfiques à la société, comme la filtration de l’eau, la rétention des crues et la régularisation des débits des cours d’eau.

Il est primordial de conserver les milieux humides, car, en plus d’être des écosystèmes d’une richesse exceptionnelle, ils jouent un rôle crucial dans le maintien de la vie, et ce, au niveau mondial. La réglementation concernant les milieux humides doit donc être respectée. La réalisation de travaux de construction ou toutes autres interventions dans les milieux humides sont, de ce fait, assujetties à l’obtention d’une autorisation ministérielle. Lorsqu’il n’est pas possible d’éviter de porter atteinte aux fonctions écologiques de ces milieux, des mesures de compensation sont exigées.

La caractérisation des milieux humides

Afin d’éviter la perte de milieux humides lors de la conception de projets se trouvant dans ces écosystèmes, des caractérisations écologiques du milieu naturel sont nécessaires.

Dans le cadre de ce type de mandat, les milieux humides sont identifiés et délimités sur le terrain à l’aide de la méthode botanique simplifiée, aussi appelée délimitation simplifiée, recommandée par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) dans son Guide Identification et délimitation des milieux humides du Québec méridional. Cette méthode est basée sur l’utilisation des critères biophysiques d’identification. Il s’agit d’abord d’inventorier les espèces végétales à l’aide de différentes stations d’échantillonnage localisées sur le site à l’étude. Ensuite, grâce aux informations recueillies sur le recouvrement et le statut hydrique du site à l’étude, ainsi qu’aux indices hydrologiques et pédologiques observés, le milieu humide peut être délimité. La limite d’un milieu humide correspond à l’endroit où l’on constate le passage d’une végétation dominante typique des milieux humides vers une végétation dominante typique des milieux terrestres.

Lors des caractérisations écologiques du milieu naturel, les milieux hydriques et riverains sont également relevés, car ils sont interconnectés avec les milieux humides. Plus précisément, les cours d’eau à débit régulier et/ou intermittent, la ligne des hautes eaux, la rive et les plaines inondables, ainsi que les lacs sont caractérisés selon l’approche du MELCC proposée dans la fiche technique no 17 Identification et délimitation des milieux hydriques et riverains de la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables (PPRLPI). C’est pour cette raison qu’on les appelle les milieux humides et hydriques, car l’un ne va pas sans l’autre.

La conservation des milieux humides et hydriques est au cœur des préoccupations de l’équipe de Groupe ABS. Ayant plusieurs projets à son actif, l’équipe Environnement de Groupe ABS est en mesure de vous conseiller pour la réalisation de caractérisations écologiques du milieu naturel.

 

Références : Guide Identification et Délimitation des milieux humides du Québec méridional publié en 2021 par le MELCC (https://www.environnement.gouv.qc.ca/eau/rives/guide-identif-dellimit-milieux-humides.pdf) et https://www.environnement.gouv.qc.ca/eau/rives/milieuxhumides.htm